Anciens Maires de Lommerange

Prètres & Curés

Noms des prêtres et curés ayant desservis la paroisse de Lommerange. Des omissions ne sont pas exclues, car de nombreux registres ont disparus ou brûlés lors des conflits. La date qui les précède, et celle relevée sur des textes ou documents, lorsque leurs noms apparaissent pour la première fois.

  • 1243: Thierry de Lommerange; don de 21 pichets de froment à la Cathédrale de Verdun. (1)
  • 1273: Roger; curé de Landrevange. Mais à cette époque il semblerait que Landrevange dépendait de la paroisse de Trieux. (2)
  • 1275: Jean; curé de Lommerange, sur un acte de donation de cens à Trieux. (3)
  • 1624: Henry Legrand; sur un acte du cartulaire. (4)
  • 1689: Henri Rollin; acte du 2 novembre 1689, décès du vicaire de Lommerange, natif de Vance dans le comté de Chiny. (5)
  • 1696: Jacques d'Alcheidt; né à Hayange en 1670, il appartenait à l’archidiocèse de Trêves. Son revenu était de 600 livres. Décédé en 1744 à Page de 74 ans "prêtre du diocèse de Trêves, inhumé dans le choeur de l'église de Hayange". (6)
  • 1698: Jean Guillaume; actes de locations de terres et litiges avec le curé de Trieux.(7)
  • 1703: Collas Jean François; Messieurs les vénérables et doyens de l'église Cathédrale de Verdun, ont présenté le Sieur Jean François Collas le 28 avril 1703,qui prit ses installations à Metz le 9 mai, ses provisions à la cour de Lorraine le 15 mai et possession de Lommerange le 24 mai 1703. Son dernier acte est signé du mois d'avril 1748. Il a été enseveli à l'église de Lommerange avec sa soeur Mlle Collas.(8)
  • 1750: Louis Gallois; signature du cartulaire des rentes du conseil de fabrique.
  • 1776: Jean François Gallot; il a été nommé curé le17 octobre 1769. En 1790, lors des évènements de la révolution, il s'exila.(1)
  • 1792: Nicolas Bourdon; curé de Lommerange, en litige avec la commune au sujets des impôts fonciers, ayant remplacé le curé Gallot,il émigra aussi en 1792. (2)
  • 1794: Claude Zebert; curé de Lommerange, en litige avec la commune au sujet des impôts fonciers.
  • 1804: Jean François Godfrin; son premier acte le 17 décembre 1804, le dernier date du 12 juillet 1809.
  • 1810: Antoine Augustin Wilmotte; du 17 juillet 1810 au 9 décembre 1812. Devint curé de Fontoy.
  • 1813: François Ancel; ex religieux de St Pierremont il obtint la cure de Lommerange le 11 janvier 1813. Auparavant il desservit la cure de Tucquenieux depuis le ter juillet 1808.
  • 1816: Jean Baptiste Gillet; premier acte le 7 novembre 1816, le dernier le 17 août 1819. (3)
  • 1819: Jean Pierre Lebrun; desservant la cure d'Arry de 1816 à 1819, puis celle de Lommerange du 9 décembre 1819 au 19 novembre 1836, puis celle de Many (air.de Boulay)de 1836 à 1845. Décédé à Metz en 1868. Il était originaire de l'arrondissement de Briey. (4)
  • 1837: Leclerc; curé du 1er novembre 1837 au 6 janvier 1845.
  • 1845: Fournier; curé du 24 janvier au 6 septembre 1874. (5)
  • 1874: Jules joseph Troyon; né à Ludelange, son premier acte le 30 octobre 1874, le dernier est du 13 juin 1886. Enterré à Ludelange.
  • 1887: Jean Lantin; du 4 septembre 1887 au 7 septembre 1892. I1 fut nommé curé de Vittoncourt.
  • 1892: Jules Becker; décédé à Lommerange le 10 mars 1919, enterré à Uckange le 13 mars 1919.(6)
  • 1919: Eugène Louis Gerfaut; né à Moyeuvre, curé de Lommerange du 14 décembre 1919 au 1er octobre 1930, devint curé de Sancy.

Anecdote au sujet de l'abbé Lebrun

Par un dimanche de l'année 1833, l'abbé Lebrun curé du village fulmina en chaire, contre le comportement de cette nouvelle génération de jeunes, turbulente, irrespectueuse, irréligieuse, et fretin du diable. Les jeunes gens de Lommerange qu'on nommaient les bieus (les boeufs), caricaturés de forte constitution,très entêtés,très lents à comprendre,l'esprit pesant. A cette époque ces jeunes gens ne manquaient aucune occasion pour s'amuser, danser, se quereller on les trouvaient de plus en plus à toutes les fêtes patronales des environs ou ils étaient craints comme bagarreurs. Cette situation déplaisait au curé et il en souffrait beaucoup. Il voyait dans cet esprit nouveau, entré dans les moeurs de ses ouailles, le pire des malheurs.

Un dimanche en chaire, il tint à morigéner les assistants avec un conte:
"  Un Jour de carnaval dans la commune ou j'étais précédemment un jeune homme c'était déguisé en se couvrant d'une peau de boeuf empruntée à un boucher. Soudain deux cornes poussèrent à son front il ressemblait à un minotaure. Le jeune homme était bien peiné personne ne pouvait l'aider dans sa triste situation. Il sollicita t'intervention du St Père. Celui ci pria et tout à coup les deux cornes disparurent."

Très offusqué et choqué par ce récit, et surtout vexé que le desservant eût juste choisi l'animal domestique figurant dans le blason populaire pour illustrer son conte, le maire adressa le 10 mai 1833, un rapport au sous préfet de Briey. Il signala la singulière conduite du curé au prône. il ajouta aussi qu'il ne cesse de donner aux enfants le surnom de"caniche" au lieu de les instruire convenablement, bref qu'il n'a fait jusqu'ici aucun bien dans la paroisse. En même temps il transmit une plainte pour insultes graves à Mr Rollin juge de paix à Audun-le-Roman. Après enquête faite sur place, le tribunal établit un rapport qui fut présenté le 25 juin 1833 au sous préfet. L'évêque ne pouvant accepter que des notables fussent chargés de rendre compte des enseignements faits à l'église, l'abbé Lebrun alla desservir la paroisse de Many.


(1) Nécrologue de la Cathédrale de Verdun. Evêché de Verdun. 
(2) Cartulaire de l'Abbaye de St Pierremont.P.Mangin. 1980. 
(3) idem 
(4) Cartulaire des rentes. Archives Communales Lommerange. 
(5) Archives Departementale Nancy. série B 82 folio 129. 
(6) Pouillé pour la cure de Lommerange. Archives de Thionville. 
(7) Hayange. Abbé Nicolay. Tome 1. 
(8) Archives Paroissiale Lommerange

Vieux métiers rencontrés à Lommerange aux 18 & 19èmes siècles.

Quelques professions exercées en 1760:

  • François Damermon: Charbonnier
  • François Godard: Tisserand
  • Jacques Priscal: Manouvrier
  • Pierre Gredt: Charpentier
  • Charles Simonin: Cordonnier
  • Jacques Corvisie: Tisserand
  • Baptiste Evrard: Tailleur
  • Etienne Nicolas: Bourrelier
  • Jacques Clausse: Laboureur
  • Jean Mangin: Laboureur et Maire pour le Roy

La Révolution Française de 1789 cimenta les éléments de la Lorraine en quatre départements; la Meuse, la Meurthe, les Vosges et la Moselle. En 1802 Lommerange compte 232 individus, 55 maisons et 699 hectares de terrains productifs. (1)

La construction "du pont sur le Conroy dans la forêt Royale" est réalisée en 1802 après un vote à l'unanimité du conseil municipal.

Suite à la défaite Française à Waterloo le 18 juin 1815, 1a région fut occupée par les troupes Prussiennes et Russes. Une certaine tentation d'émigration a du se faire, car un avis est publié le 11 février 1817 à Karlsruhe, qui est le quartier général de la délégation Russe; "Les Etats de l'Empereur de Russie déclarent pour l'émigration en Russie, l'émigrant devra fournir une permission de son gouvernement qui l'y autorise et que l'émigrant justifie d'une fortune égale à 600 francs qu'il a l'intentions d'emporter avec lui en Russie. Attendu qu'il ne sera délivré aucune indemnité de route à ces nouveaux colons." l2) Mr Lachanède, préfet de la Moselle apprenant ces faits, délivre une circulaire à tous les maires; "qu'ils auront Soins de ne rédiger aucun certificat qui aura pour objet l'émigration en Russie".

Quelques professions exercées en 1867:

  • André Jean Pierre: Bûcheron
  • Belvaux Etienne: Propriétaire
  • Bernardin: Bûcheron
  • Clausse Alexis: Tisserand
  • Clausse Jean Pierre: Tisserand
  • Collignon Jean Pierre: Charpentier
  • Cordonnier Hubert: Tourneur
  • Dameron: Manoeuvre
  • Danermont Etienne: Bûcheron
  • Devaux Jean Pierre: Cultivateur
  • Didion Sébastien: Cultivateur
  • Evrad Nicolas: Cultivateur
  • Fournier: Curé
  • Gillant Auguste: Maréchal Ferrant
  • Gramisse Jean Baptiste: Propriétaire
  • Guyot Jean Baptiste: Tonnelier
  • Kail Jean Pierre: Bûcheron
  • Kiffert Pierre: Cordonnier
  • Lefort François: Cloutier
  • Lefort Julien: Scieur de long
  • Lescanne Pierre: Propriétaire
  • Lescanne Pierre Nicolas: Maire
  • Labeaume Nicolas: Charon
  • Mangin Dominique (veuve): Buraliste
  • Mirjolet Louis: Cultivateur
  • Moreaux Jean: Cabaretier
  • Nicolas Nicolas: Charon
  • Nicolas Julien: Cultivateur
  • Nicolas Joachim: Propriétaire
  • Nivelet Nicolas: Instituteur
  • Robert Pierre: Propriétaire
  • Thomas Jacquet: Carrier
  • Webert Jean: Tisserand

(1) Statistique Historique de la Moselle.1844.Archives Départementales Metz
(2) Recueil administratif de la Moselle.1844.Archives Communales Lommerange

LE TILLEUL

place du tilleulClairement désigné "Le Sorbier"(1827). Le tilleul est représenté sous la forme de "Tillote"(1827)
Le terme germanique (Heiss) jeune hêtre, apparaît dans le "Hesquin"(1624) ou le "Hessequin" en 1827.

Au moyen âge, les parcelles ou lopins de terre, étaient souvent délimités par des haies ou (haye) d'arbres fruitiers sauvages, comme "La haye aux cerisiers"(1827),"La haye aux pruniers" (1827).
Le terme de haie entre dans la composition de nombreux lieux-dits en Lorraine.
Généralement les champs, parcelles et pâquis, étaient délimités par ces barrières végétales permanentes, en même temps elles formaient un obstacle.

Un terme plus obscur à définir, est le poirier. Ces lieux-dits ne se trouvent pas aux environs des maisons et vergers du village, mais désignent des endroits précis en pleine campagne, et sont tous contigus aux anciens chemins. Plusieurs éminents spécialistes en toponymie,émettent le rapport entre le terme de poirier et celui de pierre.

En ancien français, poirier se disait (périer), et en dialecte Lorrain (péri),ou en patois (pwéri).
Les "Poiriers" jalonnaient les anciens chemins et n'étaient soit disant que d'anciennes bornes militaires, qui disparurent au moyen âge.

Sur le ban de notre village, plusieurs de ces poiriers sont signalés, mais assez espacés, ce qui correspond bien à une distance, mais trop réduite, sachant qu'une lieue gauloise avait l'équivalence de 2km200.

"Le Blanc Poirier" (1827),  "Certelles Poirier le Renard" (1827), "Le Rond Poirier"(1827), "Poirier haut percher"(1827).
Dans certaines régions, différents indices permettent de préciser qu'il s'agit, plus souvent de pierres que d'arbres fruitiers ou d'autres choses.

A Metz est cité (la rue du haut poirier), et dans l'Oise, (le poirier excommunié), est un menhir antique.

LA FORÊT

La forêt est désignée sous le terme de "Biostel", qui est originaire du germanique (buschzforêt).  "La corne du Biostel"(1827) Corn dérivé du pré latin, désigne un escarpement d'une forêt. Ici, il s'agit de la pointe d'un bois.
"Le Breuil"(1827), qu'on retrouve dans la France entière sauf dans le sud est. Originaire des environs du 12ème siècle pour nommer un petit bois entouré de haies. Une appellation assez récente du 18ème siècle, "La forêt Royale". (1734).

L'EAU

On retrouve l’eau avec les termes tel que "les étangs" (1827) qui est la réserve permanente du moulin de Malsange."Le trou du Conroye"(1624) désigne la vallée du Conroy.

"La Fontaine de Cokasse" vient du bruit enchanteur de l’eau. Exemple de francisation extrême d’un nom germanique; (Pfuhl qui signifie mare) francisé en poule ou poêle, "Dessus de Poêle" (1827).
A Boulange et Aumetz se trouvent la même dénomination."La Fontaine de Pierre" est une désignation simple à interpréter.

CHEMINS, VOIES

De nombreux lieux-dits s’appliquent aux voies de communications telles que "La voye de Bollingen" (1624) ou plus tard "La voye de Boullange, voye d'avril"(1690).

Les sentiers sont désignés par les: "Le chemin aboutissant sur le pré"(1827).
"Le chemin d'Amelange" (1690) menait vers ce village disparu aux environs de 1420 pendant la guerre de cent ans  (1)
Nous trouvons aussi "Sur le grand chemin"(1690) ici, il pourrait s'agir d'une voie antique."Sur le grand chemin de la fontaine de pierre" (1724), partait du lavoir existant et se dirigeait vers la fontaine de pierre, qui se situait au bas du chemin d'Amelange. Un lieu ou il semblerait qu'il y ait eu des constructions, "La ruelle".

Autres noms issus de la féodalité,et désignés par des unités de mesures, ou par le prix de location d'une parcelle de terre, qui était le plus souvent propriété du clergé et du seigneur, et ce jusqu'à la révolution de 1789.

Une parcelle interdite aux serfs, étaient "Le Bamboix"(1827) comme le "Bambux" à Aumetz, et le "Bambuch" à Audun-le-Tiche. Ce terme tire son origine du verbe(Bannir).
On retrouve aussi les corvées féodales avec: "La Courvée de l'épine". Le premier terme comme dans de nombreux villages, rappelle la "corvée" due au seigneur, et l'épine (l'aubépine).

Au pays haut et au pays Messin, tout arbrisseau qui portait des piquants, est appelé "épine",cependant ce nom se porte le plus souvent à l'aubépine ou "bianche pène" et au prunellier, la "neurepène" = l'épine noire.
Une haie d'épine protégeait les emblavures de la corvée en arrêtant le troupeau communal, ou un canton de terres arables, que se réservait le seigneur.

Propriétés du clergé: "La pièce Vénérable"(1697), et "La Hayes du Prêtre"(1827), le "Bois Failly" (1785), appartenait au Sieur et sa famille: Les De Failly, seigneur de Lommerange du 16ème au 17ème siècle. Cette forêt fut vendue lors de la révolution.

L'évocation des cultures, est prédominante dans de nombreux cas ou l'état des champs et prés. Ces terres sont dénommées parfois par le nom ou la profession du propriétaire ou de l'exploitant.

Le lin et le chanvre étant la base de l'habillement, on les retrouve dans "La "Chenevière" et "Les Chenevières des Vastes Vaux"(1623). Le "Champ au navets" démontre la culture de ce légume, "Le Champ aux oies" (1827),doit sans contestation son nom à l'élevage de volatiles, en général on les parquait aussi à cause des dégâts causés aux prés et pâquis. C'est un pâturage où l'eau était abondante et ce, encore de nos jours.

La profession est désignée, par "Le pré du Tisserand"(1827), de même que "Le champ Marchal"(1827), qui était (Marchal=Maréchal ferrant)
Le nom du propriétaire est précisé par "Le pré Jacques Granjean" (1827)

Nombreux sont les termes se rapportant aux mesures et surfaces "Le Meix de la Tille"(1624), terme féodal,(tille ou teille) est le nom vulgaire donné à l'écorce du chanvre. En priorité le toponyme. (tille) caractérise d'abord une parcelle de terre allongée, autrefois ensemencée en chanvre (l'ancêtre de la chenevière).
La tille valait 15 ares. Le meix, était toujours situé près de la maison toujours clos, et il s'oppose nettement au jardin d'agrément.

(1) Arch.Dept.Metz. série H.3462/3

ImageLe 26 août 1914, dix français dont un prêtre, furent lâchement fusillés par les Allemands à environ 2 kilomètres du village, à l'entrée de la vallée du Conroy, situé sur le ban de la commune de Fontoy. En 1928, le Souvenir Français désireux de perpétuer le souvenir de ces martyrs, décida l'érection d'un monument sur le lieu même du massacre. Ce fut l'occasion d'une imposante cérémonie qui est restée gravée dans la mémoire des habitants qui y assistèrent.
Cependant, en 1940 les occupants nazis s'empressèrent de faire disparaître ce témoin gênant du crime de leurs pères. Ils le dynamitèrent, pensant ainsi effacer à jamais cet odieux forfait.

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