Histoire

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Mai
29

Lommerange au XVII ème Siècle.

(extrait des études de M Daniel Saumen de Trieux)

"16 février 1636, prise de la ville de Briey que les mercenaires croates mettent à feu et à sang… la région de Briey est désertée par ses habitants qui se réfugient dans les bois ou des villes comme Metz, Thionville, Marange…plusieurs vagues de peste bubonique frappent le pays …l’épidémie atteint son apogée en 1635 – 1636…à partir de 1638, elle disparaît…

A Trieux et à Lommerange, la plupart des maisons incendiées en 1636 ne peuvent être reconstruites dans le contexte de ce temps…le château de Sancy est détruit en 1640…le traité de Wesphalie met fin à la guerre de Trente Ans en 1648…

En 1692, Trieux comptait 26 familles, Lommerange 25 et Avril 56. Six années plus tard, Trieux comptait 33 familles, Lommerange 36 et Avril 56…"

Lommerange au XVIII ème Siècle.

Au début du 18e siècle le village est bien modeste. En plus des épidémies, il eut beaucoup de peine à se relever des destructions liées à la guerre de trente ans. La majeure partie de la population avait fuit la prévôté de Sancy, il
fallut la repeupler.

Dans le village, on trouva donc plusieurs veuves démunies, mendiantes.  (1)
Une redevance spéciale est levée le 28 octobre 1725 parmi la population pour payer les luminaires de l'église; (cierges,bougies) sont désignés les personnes si nommés:

  • François Dupont
  • Jean Parmentier
  • Pierre Fournier
  • Nicolas Barbier
  • Michel Lahaye
  • Nicolas Thomas
  • Pierre Mangin
  • Didier Petit
  • Philippe Michel
  • Antoine Flot
  • Jacques Marche
  • Catherine Storay

Une requête fut déposé au Conseil des Finances de Sancy le 20 février 1732 par M. Jean Baptiste Fourier.

Il y a au lieu-dit de Lommerange une petite place avec une masure contenant environs dix sept pieds de large sur 40 pieds de long ou il n'y a plus aucune pierres. Il dépend de cette masure un petit jardin et une petite chènevière. 
L'on prétend que cela vient d'un nommé Letourneur et s'en sont mis en possession les fermiers de V.A. Royale, car personne ne s'en dit héritier

La réponse à la requête fut daté du 22 février 1732. "Le Conseil des Finances accorde au suppliant à titre d' acensement annuel et perpétuel la masure, jardin et chènevière dont il s'agit, la somme à payer par lui entre les mains du fermier du domaine, à commencer au 1er janvier dernier à cens annuelle, trois francs et six gros et en outre les charges".  (2)

Le 30 octobre 1757 le seigneur de Lommerange, Mgr de Serainchamps vu son âge et n'ayant pas de descendance mâle, nomme M. Henry Mouraux comme échevin de justice pour ces filles, greffier pour Le Roy, seigneur de Lommerange pour moitié avec les dites demoiselles qui ne peuvent assumer ces fonctions.  (3)

En 1757, M. Jean Mangin fut nommé "maire pour le Roy" en remplacement de M. Estienne Nicolas maire depuis 1753.
Quelques années plus tard, le 14 septembre 1764, le maire obtiendra gain de cause par un jugement rendu par le Baillage de Briey par lequel, la communauté de Lommerange a le droit et possession d'envoyer, ses bestiaux pâturer sur un terrain contentieux jusqu'à une borne désignée".

Ce jugement mit fin à une querelle de près d'un siècle avec la paroisse de Trieux.  (4)

(1) Arch. Dep. Meuse. série 8.3045
(2) Arch. Dep. Meuse. série 8.3045
(3) Arch. Dep. Metz. série H.3462/2
(4) Arch. Dep. Metz. série 5E.9656 bis